POINT D'INTERET

SITUATION

Argentera fait partie des Alpes maritimes €” extrémité sud des Alpes €” se partageant entre deux pays la France au sud-ouest et l’Italie au nord-est. Sa partie sommitale est constituée par une ligne de crêtes comprenant, du nord au sud, cinq cimes de plus de 3 200 mètres d’altitude le Corno Stella (3 262 m), la pointe Gélas-di-Lourousa (3 262 m), la cime nord de l’Argentera (3 286 m), la cime sud de l’Argentera (3 297 m) et la cime de Genova (3 257 m). On y voit très bien qui se détache le Viso. Son sommet a été gravi pour la première fois par William Auguste Coolidge et ses guides Christian Almer père et fils, le 18 aout 1879. Ils empruntèrent alors le couloir du Lourousa, course de neige devenue classique chez les alpinistes méridionaux. Toutefois, un itinéraire plus facile, la voie Normale en face Est, a été découvert le 16 aout 1882 par G. Dellepiane, U. Ponta, R. Audisio.

L’éperon Campia (ou éperon central ouest) est considéré comme la voie royale pour gravir le point culminant des Alpes maritimes. Il s’agit d’un itinéraire de grande ampleur ouvert par le talentueux alpiniste piémontais Matteo Campia. L’éperon Campia s’adresse à  des alpinistes expérimentés. Il faut d’abord bien repérer son attaque depuis le refuge Bozano parce qu’il n’est pas facile de se situer le matin, dans l’immense dédale de couloirs et d’éperons de ce vaste et complexe versant. Ensuite, il est impératif de s’engager dans cette course avec une météo sure. Une retraite serait aléatoire et difficile. Enfin, il est important de tenir un horaire et d’attaquer tot pour sortir à  une heure raisonnable (pensez à  la descente). L’ascension elle même, due à  la qualité du rocher et à  la discontinuité de la montée, ne se déroule pas en magnifique granit, mais l’environnement est majestueux. En fait, le voyage se déroule dans un environnement rude et isolé le vent possible et le manque de soleil complique les choses, en fait les premiers rayons de soleil arrivent vers 11h. Tout le reste est une passionnante découverte de couleurs et de panoramas la mer vers le nord-ouest, étincelante et rassurante, le Corno Stella avec des caractéristiques inhabituelles et devant nous la croix du Cima Sud dell ‘ Argentera 3297m, l’altitude maximale de tout le massif des Alpes Maritimes, magnifique.

. En lisant les différents topos, la voie semble complexe, certes il y a de la lecture, mais en réalité il s’agit de suivre avec logique.

  • Difficulté D / 4+ (néanmoins avec des grosses et un sac pour la traversée jusqu’au Refuge Remondinio, ne pas négliger) Course en terrain d’aventure Quelques pitons en place. Coinceurs, friends et sangles indispensables. Exposition ascension Sud-Ouest (m): près de 3300   Développement en escalade (m): 600 Un accueil au départ tout à  fait impeccable par Marco Quaglia, le gardien du refuge Bozano, parfait sut toute la gamme pour nous faire apprécier son sens de l’accueil et la variété / qualité / quantité de ses repas !

    Site du refuge BOZANO A l’arrivée, pause avec de nombreux randonneurs, prêts pour attaquer la voie normale (notre voie de descente) du sommet du massif Argentera, dans le refuge tenue par Franca

    Site du refuge Remondinio. Merci à  Benoit pour nous avoir accompagné lors de cette ascension. Météo du jour  

 

CARTOGRAPHIE

TEXTE DE LA SORTIE

Ouveurs M. Campia, N. Gandolfo, A. Quaranta le 8 aout 1937. . Approche Du refuge Bozano, suivre la conduite d’eau gagner le pied du couloir de la fourche (Forcella) et gravir à  droite des banquettes pour accéder à  une vire qui passe sous l’éperon du Promontoire. Suivre la vire (cairns) en ascendance à  droite jusqu’à  un large couloir qu’on traverse. On prend pied sur une vire blanchatre (cairn), la suivre toujours en direction de l’éperon. Traverser un nouveau couloir et gagner le pied de l’éperon qui délimite le couloir au sud (1h).   uNB il ne s’agit pas de l’approche classique décrite dans d’autres topos, cette dernière étant délaissée maintenant (mauvais rocher) au profit de celle donnée ici et suggérée par le gardien du refuge Bozano. Il est possible qu’il faille préférer l’ancienne approche lorsque la neige est encore présente du refuge, descendre et contourner le promontoire sous l’éperon du même nom. Gagner la vire blanchatre par un couloir puides roches brisées.  . Itinérairetrès logique, toujours prendre au plus facile près du fil de l’arête. uAttaquer l’éperon par le fil et franchir plusieurs gendarmes successifs sans réelles difficultés (III, III+). Passer sur le versant nord pour trouver le premier passage de IV et faire le relais sur une plate-forme. Contourner un gendarme par le sud et gagner le sommet d’un gendarme plus élancé ou se trouve un rappel (on peut éviter le rappel en contournant le gendarme par le nord, IV). Descendre à  la brèche par le rappel. Attaquer la paroi qui suit à  droite du fil (IV+, 3 pitons) et gagner une plate-forme (1 piton de relais). Tirer ensuite trois longueurs de 50 m (IV-, III) puis gagner un rappel surplombant une brèche. Descendre par le rappel (6-7 m) à  la brèche. Par la dalle à  droite (IV+, 2 pitons), rejoindre l’arête qui se couche. Fini pour la partie raide, prendre pied à  droite dans les gradins qui conduisent à  pied au sommet (croix visible) sur 200 mètres. Descente = Sur la voie normale qui suit la très longue vire qui traverse toute la paroi Sud Est (quelques protections main courante). Elle amène à  une première brèche qu’on traverse. On contourne un rognon rocheux par la gauche et on gagne le Passo dei Detriti (le col des éboulis) et vise (Sud Ouest) bien en dessous le Refuge Remondino.

ACCES AU DEPART

Coté topo, beaucoup d’informations disponibles Topo Corno Stella extraits

Description

Informations complémentaires

type_sortie

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Pour survivre à l’hiver, certains animaux quittent la montagne pour des cieux plus cléments (migration), d’autres s’endorment bien à l’abri (hibernation), mais un bon nombre d’espèces reste présente et doit s’adapter pour faire face au froid. Les animaux continuent donc de se déplacer pour se nourrir et s’abriter. Pour la plupart, ils se cantonnent à un petit territoire qu’ils arpentent discrètement, attentifs aux risques d’une mauvaise rencontre. Dans la neige fraîche, leurs traces de pas sont facilement visibles. On peut voir quelques empreintes qu’il est difficile de suivre mais parfois de véritables pistes laissent deviner par où l’animal s’en est allé. Cette écriture est plus ou moins facile à déchiffrer. Selon la densité et la température de la neige, l’empreinte sera plus ou moins nette.

La vallée (moins de 1.000 m)
La vie y est facile, la température moyenne est de 15°. La période de végétation est
de 8 à 9 mois. C’est l’étage des CULTURES, des CHAMPS DE FLEURS, des FEUILLUS
comme le chêne, le châtaigner etc.
La forêt (de 1.000 à 2.000 m)
La température moyenne est plus basse : de 5 à 15°. La période de végétation dure
de 6 à 7 mois. C’est l’étage de la forêt où poussent des FORETS DE HETRES et en
montant en altitude, beaucoup de RESINEUX (sapins, pins).
Les alpages (de 2.000 à 3.000 m)
La température moyenne varie de 2 à 5°. Il n’y a pas beaucoup d’arbres car il fait
trop froid, il y a DES GRANDES ETENDUES D’HERBE (les alpages) et la végétation est rare.
La haute montagne (au-delà de 3.000 m)
La température moyenne se situe autour de 0°. Il y a des ROCHES, des NEIGES
ETERNELLES, des GLACIERS et très peu de végétation. Il fait encore plus froid et humide
sur le versant nord qui se trouve longtemps à l’ombre.