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Robert Ollivier

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La passion montagnarde de Robert Ollivier (né à Pau le 30 mai 1911 et mort en septembre 1997) lui vient d’une escapade à vélo pour aller voir le Tour de France sur le col d’Aubisque. Pendant ces études sur Paris, l’idée lui reste en tête : apprendre la pratique de la montagne. Il abandonne donc le droit et revient en Béarn.

Après la réussite de quelques sommets prestigieux par les voies normales, il se tourne vers les parois abruptes. En 1933, avec Henry Le Breton, Jean Senmartin, Henri Lamathe et François Cazalet, il fonde le Groupe Pyrénéiste de Haute Montagne (GPHM) sur le modèle du GHM (Groupe de Haute Montagne). Ce groupe doit incarner un renouveau du pyrénéisme et réformer la réputation des Pyrénées dans le monde de l’alpinisme. Le comité du GPHM ainsi formé fait la première de la face Sud du pic Bazillac et enchaine sur la troisième ascension du couloir de Gaube.

En 1935, il fait la conquête de la face NO du petit pic d’Ossau, dans un massif qui devient rapidement son fief et son terrain d’expériences, en compagnie de Roger Mailly et François Cazalet. Il fait la conquête de la face Nord-est du petit pic en 1936 et celle de l’éperon Nord-ouest de la pointe de France en 1938.

Il est venu plusieurs fois à Ansabère, sur la grande aiguille, par la voie Cames-Sarthou, notamment avec sa compagne Maïté Cabanne qui fit ainsi la première féminine de cette grande aiguille. Il fit également quelques tentatives sur la face Est de cette grande aiguille. Il a en tout accompli une trentaine de premières dans les Pyrénées, dont une bonne douzaine à l’Ossau, mais a grimpé aussi dans les Alpes.

Robert Ollivier est l’un des premiers guides de haute montagne français diplômés d’État en 1938.

Bon skieur, il est deux fois champion des Pyrénées et se qualifie sept fois pour les championnats de France de ski alpin à Chamonix.

En 1943, il fait partie du comité qui crée l’École nationale de ski et d’alpinisme (ENSA) à Chamonix. Il sera à la tête du GPHM de 1945 à 1950 et secrétaire de la FFM en 1945.

Robert Ollivier va écrire et éditer les célèbres guides de randonnées et d’escalade qui portent son nom, partageant ses découvertes, ses éblouissements. Contrairement à la plupart des grands guides, il ne prend jamais de notes, mais il a une mémoire visuelle prodigieuse. « Je photographie tout dans ma tête, les moindres détails d’une course, y compris ceux des variations saisonnières », dit-il.  Il rédige et illustre (avec l’aide du Père Jean Dehais) des ouvrages sur les Pyrénées, guides et mini-guides répertoriant et décrivant près de 3000 itinéraires de randonnées et escalades, voies d’approche et ascensions classiques, dans les Pyrénées occidentales et centrales, versants nord et sud, sur les grandes heures du pyrénéisme, le ski de randonnée, le ski de fond, le parc national, etc…. Une œuvre jugée par certains « incontournable » pour quiconque découvre le massif.

Les guides Robert Ollivier sont rapidement devenus une référence, et l’auteur a œuvré toute sa vie pour les actualiser et les améliorer. Il sera sollicité par le Club alpin français du Sud-Ouest pour le centenaire de la section afin de relater cent ans de pyrénéisme dans le livre Pyrénées 1876 – 1976 : Les grandes heures du pyrénéisme.

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