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Pica Palomera (altitude 2.479m) – par val Toran

Point d’intérêt / Informations complémentaires / A noter :

Val de Toran, une mystérieuse vallée espagnole, frontalière avec le Biros et le Haut-Comminges. Sa partie supérieure se distingue par une ligne de muraille minérale avec des pics, (Crabère, Maubermé ou Montlude). La Sierra de la Pica Palomera et la Sierra Sascorjada forment la frontière naturelle entre le Val de Toran et le Val de Varrados. Du haut de leurs sommets, on découvre les lacs et les massifs les moins connus et les moins explorés de cette partie des Pyrénées (estanh Nere de Güerri). La Pica Palomera est le point le plus élevé de la ligne des crêtes située entre les massifs de l’Armeros et du Montlude.

Du sommet, on apercoit presque dans son intégralité les mines d’altitude de Liat, qui a elles seules valent bien quelques lignes :

Les mines du Liat sont situées à une altitude d’environ 2300 m. C’est le site minier le plus important du val d’Aran et peut être même des Pyrénées si l’on considère la surface prospectée. Les premières exploitations de fer, de plomb et de zinc situées dans la zone de l’estany du Liat dateraient de 1740. L’activité ne commence vraiment qu’avec les besoins nés avec le début de l’ère industrielle, vers 1880. A cette époque, la concession est acquise par la  » Société des Mines et Fonderies de Zinc de la Vieille Montagne » dont le siège social est a Liège. Le minerai extrait était descendu jusqu’à Pontaut par des chars tirés par deux vaches. De là, après lavage et concassage, le minerai était acheminé en France par un tramway. Le tunnel de Vielha n’existait pas et les possibilités de communication avec l’Espagne étaient très difficiles. Au cours du 20eme siècle, les mines vont être exploitées par la « société Française des mines du Val d’Aran », la « société des mines du Liat » qui vont créer un syndicat mixte minier qui sera vendu à la « société Française des mines de Sentein de Baguergue » en 1912.

  • Entre 1906 et 1911 un chemin de fer et un mono-câble long de 4000 m est construit entre la mine et la concession minière du pla du Tor. Cette concession étant reliée elle même à la laverie d’Inola, située 500 m plus bas, par un câble de 1800 m de long.
  • En 1911 un mono-câble de type Etcheverry est construit. Il permet de descendre le minerai jusqu’à Pontaut, à 14 km des mines et 1600 m plus bas. Son débit, faible, est de 5 tonnes par heure.
  • En 1919 la concession passe dans les mains de le « Société de recherche et d’exploitation minière du Val d’Aran ». La nouvelle structure va moderniser le câble pour lui donner une capacité de 10 tonnes de minerai à l’heure, la route de service et moderniser la laverie de Pontaut.
  • L’activité commence à diminuer dans les années 1920-1925. Les dernières mines sont abandonnées en 1929 par manque de rentabilité plutôt que par épuisement du site.
  • Le Peñarroya SMM, tentera de restaurer l’activité dans les années 1941 et 1966 mais en vain. Le site est a l’abandon depuis cette date. Ce cimetière de ferrailles rouillées a été baptisé par les habitants de la vallée « la préciosa pépita ». Les nombreuses galeries de mines qui enlaidissent la montagne attestent des nombreuses et vaines tentatives de trouver des filons rentables.

Au bilan, certains textes font état de 25000 tonnes de minerai de zinc descendus à la laverie de Pontaut.

Difficultés :

Quelques crêtes aériennes sur les arêtes sommitales,

Présence de quelques névés nécessitant l’attention,

La longueur du trajet (21,5 km),

Le dénivelé conséquent (1.400 m) et l’absence de sentier sur certaines portions de l’itinéraire (partie haute).

=> À réserver aux bons randonneurs sachant d’orienter sur un terrain de montagne.


Météo du jour de la sortie soleil


Situation :

Dans le Val d’Aran, face aux Encantats.


Cartographie :

 


Texte de la sortie :

Point de départ : Refuge de Honeria, situé au terminus de la route du Val de Toran (1050 m).

Près du refuge, au bord de la route, on aperçoit deux fléchages portant des inscriptions laconiques :

  • Liat par Grauers
  • et Liat par Bedreda.

Leur signification est simple. Ce sont les deux itinéraires menant aux lacs et aux anciennes mines de Liat. L’un d’entre eux passe par la vallée de Grauers-Toran, on l’empruntera au retour.

À l’aller, on privilégiera le chemin plus court (9,3 km) et plus direct (plus raide aussi), passant au-dessus du torrent de Bedreda.

Le sentier passe à côté de deux granges aménagées, s’engouffre dans la forêt, traverse deux fois la piste, se poursuit tout en montée. Lorsqu’il sort des bois (1h10), le sentier continue à s’élever au dessus de la foret, sur terrain découvert, sur des pentes herbeuses qui grimpent bien. A noter que parfois, le chemin est très réduit sur certaines portions en traversée à cause des avalanches hivernales.

Les lacets se succèdent Arrivant à un col (2h 30 , altitude 2.080 m), on continue la montée à flanc de montagne au-dessus du petit Estanhon de Bedreda. On s’élève ensuite très rapidement jusqu’au Col de Güerri (2.280 m, 3h), situé au-dessus du joli Lac deth Potz.

Du col, ne pas poursuivre par le chemin des mines, mais monter à droite (SE), pleine crête, contourner le sommet de la colline par la droite (Sud), hors sentier, et viser ensuite, au Sud-Est, l’entaille, bien visible conduisant (hors sentier toujours), par une pente raide, mais d’un accès étonnamment rapide, vers le collet séparant la pyramide sommitale de la Pica Palomera du reste de la petite chaîne. Le sommet est bien individualisé et facile à repérer de là où nous sommes grâce à sa forme et à sa hauteur légèrement plus élevée que celles des éminences voisines.

Au col (2.405m, 3h20), après avoir profité de la belle vue sur le merveilleux Estanh Nère de Güerri, on grimpe, sans la moindre difficulté, pleine crête, pour atteindre très vite l’antécime 2.479 m, puis par un parcours simple en crètes, le sommet final (2.478 m, 4h).

Tous les grands sommets, gardiens immuables de la frontière entre le Val d’Aran et le Biros, sont là : le Crabère, face sud discrète, presque « profil bas », la Serre Haute, portant bien son nom, et le Maubermé, avec sa fière silhouette seigneuriale. Du côté opposé, le regard embrasse un horizon parsemé de sommets. Au premier plan, au-dessus de la piste de Varrados, les grandes montagnes injustement oubliées du Val d’Aran Central semblent veiller à la quiétude de leur havre de paix dédié au pastoralisme.

La marche se poursuit sur le fil de la crête. On foule d’abord un second sommet, sensiblement de la même altitude que le premier, surmonté d’un petit cairn. Rapidement, deux ou trois éminences sommitales plus tard, on aperçoit la cité fantomatique des anciennes mines, en ruines, et la couleur bleue turquoise de l’Estanh de la Pica Palomera.

En descendant toute pente en continuant depuis le sommet (ou en faisant demi tout pdt 50 m), on arrive au chemin principal (4h 25), rejoignant le GR reliant le Col de Güerri et la vallée d’Unhola, via les bâtiments des mines situés à l’Est.

Option du retour par le chemin minier de Grauers

Ici, nous devrons nous diriger à l’opposé, vers l’Ouest, pour rejoindre les environs du Col de Güerri.

En quelques minutes nous arrivons à un croisement des chemins, situé une cinquantaine de mètres plus bas que le Col de Güerri. Un panneau indicateur nous informe que le sentier de droite  mène au Refuge d’Honeria par la Vallée de Grauers-Toran. Ce bon sentier, bien que gorgé d’eau de torrent, multipliant de larges lacets, se rapproche inexorablement du fond de la vallée. Après avoir atteint un pylône (petite remontée), il traverse un sous-bois. À la sortie des bois, nous traversons le ruisseau. La pente s’assagit. Après un court passage à découvert, une nouvelle traversée des bois nous amène au pied d’un barrage. Ensuite, c’est par une piste que nous terminons notre retour au parking (8h).


Accès au départ :

Depuis Montréjau (31) il faut prendre la N125 en direction de Luchon.
Arrivé à un rond point prendre la direction de Saint-Béat et Fos, c’est à dire faire route vers l’Espagne (on reste sur la N125).

Traverser successivement Saint-Béat, Arlos, Fos, pour arriver à Pont du Roi et passer la frontière. La route qui s’appelle à présent N230 se dirige vers Vielha.  À Pontaut, prendre direction Canejan – Suivre la route jusqu’à son terminus, en direction du refuge de Honeria.


Photothèque des sorties :

Phototheque de la sortie Juin 2019 :

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Sortie correspondante

Port de Rius (altitude 2.342 m)

Point d’intérêt / Informations complémentaires / A noter : Sur la carte, les lacs figurent …