Point d’intérêt / Informations complémentaires / A noter :


Météo du jour de la sortie soleil peu nuageux nuageux pluie neige


Situation :


Cartographie :


Texte de la sortie :

1097 m : Usine électrique de Laparan, près du Barrage de Riète.

 

Laisser la voiture dans le virage à gauche très marqué qui se trouve juste après l’usine électrique. Emprunter la large piste en légère descente qui s’amorce dans l’extérieur du virage. Au bout de quelques mètres, la piste devient sentier, s’incurve sur la gauche et donne sur une passerelle qui traverse le ruisseau. La montée, qui s’élève assez sèchement d’environ 300 m dans la très belle hêtraie du Debès commence aussitôt après. Le chemin, qui servait pour l’estive, est large et grossièrement pavé par endroits. Plus haut, pour parer les chutes d’animaux dans les dévers, des troncs d’arbres morts sont utilisés comme rambardes le long du chemin.

 

1400 m : Pas de la Crabe.

 

On oublie rapidement le bruit du ruisseau principal de la vallée en s’engageant dans un vallon secondaire peu irrigué et silencieux. Ce vallon monte vers une sorte de petit col blotti entre des escarpements sous l’épais couvert de la forêt : le Pas de la Crabe (ce qui signifie le passage de la chèvre). L’endroit, bien ombragé et très encaissé, reste frais tard dans la journée. Après ce col, le sentier redescend vers la vallée du Ruisseau de Quioulès. Celui-ci est franchi à une grosse cinquantaine de mètres en contrebas, par une passerelle revêtue de ciment.

 

1400 m : Sortie de la forêt.

 

Après la passerelle, le sentier longe la rive droite du tumultueux ruisseau de Quioulès. Ce flanc de la montagne, érodé par les glaciers, comporte de nombreuses dalles polies sur lesquelles on doit parfois cheminer. Le sentier remonte un dernier vallon encaissé entre deux parois rocheuses, obscur, humide et frais, puis sort très progressivement de la forêt. Des zones herbeuses humides alternent avec des portions plus sèches dans les bosquets ou à flanc. Remarquer les belles cascades qui s’étagent tout le long de la montée, ou le dévalement du ruisseau sur de grandes dalles polies.

 

Au débouché d’une zone découverte, traverser le Ruisseau de la Coume de Jas sur une passerelle en trois tronçons et prendre presque immédiatement (à environ une cinquantaine de mètres) le sentier cairné qui s’élève à gauche dans la pente. Le premier cairn n’étant pas très visible, il faut donc bien le guetter. En peu de temps, le sentier se transforme en une piste ayant servi à la construction d’ouvrages hydroélectriques plus haut. Après quelques lacets, on laisse à quelque distance à gauche une station de captage recueillant les eaux du Ruisseau de la Coume de Jas, et la piste devient horizontale. Poursuivre la piste vers la droite. Une cinquantaine de mètres avant d’arriver à une seconde station de captage (celle des eaux du Ruisseau de Quioulès cette fois-ci), quitter la large piste et prendre à gauche un sentier qui enjambe le talus et dont l’entrée est signalée par un cairn. Ce sentier traverse alors une série de petits replats herbeux arrosés par des ruisseaux s’étirant en petits méandres (ces replats souvent parsemés de joncs, portent le nom de « jasses »).

 

1600 m : Jasse de Quioulès.

 

Enfin, on débouche sur la grandiose Jasse de Quioulès, qui serait une véritable petite plaine, si elle n’était, une bonne partie de l’année tellement humide et marécageuse qu’elle en devient quasi-impraticable. En été toutefois, il n’y a pas de problème pour la traverser, et on peut à loisir s’installer à cet endroit pour la pause.

 

1610 m : Cabane de Quioulès, Pont de Jeannot.

 

Laisser à droite une première passerelle (rouillée et à demi effondrée) qui enjambe le ruisseau dans la partie médiane de la jasse et poursuivre en restant bien sur le bord gauche de la jasse. Passer devant la Cabane de Quioulès et emprunter la seconde passerelle, celle qui se trouve vers le fond de la Jasse sur la droite, et qui porte le nom de Pont de Jeannot (dénomination peinte en blanc sur le tablier de la passerelle).

 

Pendant les 100 premiers mètres après le Pont de Jeannot, la trace est un peu incertaine : laisser filer à droite de multiples amorces de sentier peu précises, et choisir toujours la trace qui serre au maximum à gauche, afin de longer au plus près le ruisseau principal, qui est la réunion des ruisseaux de la Rebenne, de la Coume de Seignac, et de la Sabine. A environ 200 mètres du Pont de Jeannot, lorsque l’on parvient à l’extrémité Sud de la Jasse de Quioulès, on trouve enfin un sentier très bien tracé, à quelques mètres du ruisseau. Ce sentier semble, à une dizaine de mètres à gauche, buter sur le ruisseau en offrant la possibilité de le traverser à gué lorsqu’il n’est pas trop abondant. Arrivé à ce sentier bien net, le prendre évidemment vers la droite, en direction de l’amont. C’est le sentier qui monte à la Cabane et aux Etangs de la Sabine.

 

1610 m : Sentier de la vallée de la Sabine.

 

A partir de là, on va suivre sur 1.5 km ce sentier large et très bien tracé qui monte vers la Cabane de la Sabine. Commencer sur 600 mètres par un tronçon peu incliné cheminant entre les pins plus ou moins épars. Ensuite, sur environ 700 mètres, la pente se redresse légèrement et le sentier s’écarte un peu du ruisseau, trop encaissé au passage de quelques rapides et cascades. Enfin, 200 mètres plus loin, la pente s’adoucit et le sentier débouche sur une petite jasse sans nom (1750 m), de laquelle le ruisseau s’échappe par une petite cascade sous les arbres.

 

1730 m : Petite jasse (sans nom, 1750 m).

 

A cette extrémité nord-est de la jasse, où se trouvent une mare et une cascade, le sentier traverse des dalles rocheuses rougeatres presque plates et la vue se dégage au nord sur une versant parsemée de rochers et d’arbres. C’est cette pente qu’il va maintenant s’agir de gravir par un autre sentier de direction globale nord-est. Au début, veiller à bien chercher et suivre les cairns qui confirment le départ du sentier et le cheminement à suivre. La première centaine de mètres se dirige d’abord vers le nord et amène à traverser à gué un ruisselet, ou plutôt une zone bourbeuse. Ensuite, le sentier reste fidèle à sa direction nord-est, celle qui permet de remonter ce versant avec une pente confortable. Au bout de 250 m, on se retrouve sur un replat abritant un petit vallon humide orienté nord-sud (1800 m environ). Suivre, très peu de temps, le bord gauche du vallon et retrouver les cairns et la trace nette qui s’élève dans la pente sur la gauche, vers le nord-ouest. Au bout de 100 mètres supplémentaires, on arrive alors au pied d’une prairie régulière qui sélève vers l’ouest. Après quelques derniers cairns, le terrain devient évident et la trace se perd ; il suffit alors de grimper sur 100 mètres vers l’ouest cette pelouse peu inclinée, en visant plutôt de déboucher sur sa partie droite.

 

1888 m : Replat (côté 1888 m).

 

La pente s’adoucit et l’on parvient sur un replat (1888 m) marécageux par endroit, au milieu duquel se trouve un poteau métallique de mesure nivologique. Traverser le replat en direction du nord-ouest en visant en face la rive droite du ruisseau de Carau, à l’endroit où, dévalant la pente, il débouche dans le replat. Traverser le ruisseau et rejoindre la sente cairnée qui vient du nord (c’est à dire l’itinéraire décrit habituellement dans les topos). Prendre le sentier à gauche, en direction de l’amont du ruisseau, en restant à proximité plus ou moins grande de sa rive gauche. La sente est un peu confuse et multiple par endroits, mais à intervalles réguliers, des cairns permettent de recaler le cheminement qui ne s’écarte jamais beaucoup du ruisseau. Au bout de 200 mètres, la pente s’adoucit assez brusquement et la vue se dégage sur la cuvette où est niché le premier Etang de Carau, non encore visible.

 

A cet endroit, l’itinéraire normal traverserait le ruisseau à gué pour passer rive droite et rejoindre ensuite le premier étang de Carau. Ne pas suivre cette option, mais quitter le sentier pour attaquer la pente herbeuse qui monte en douceur à droite, vers le nord. Dans cette portion d’environ 200 mètres hors sentier, progresser librement en restant plutôt sur la droite afin d’éviter des zones humides, et en contournant les massifs de rhododendron qui parsèment le décor. Viser d’abord droit dans la pente, puis, lorsqu’il devient visible, vers le petit col en forme de replat (2033 m) qui ferme la vue en face, légèrement sur la droite.

 

2033 m et 2105 m : Petits cols

 

Une fois parvenu au petit replat du col (2033 m) retrouver un sentier à la pente très peu marquée, qui part à flanc sur la gauche en direction de l’ouest. Cette portion de sentier n’est pas cairnée en raison de l’absence de cailloux disponibles dans la pelouse, mais la trace étant relativement évidente, il n’y a pas de problème. Au moment où l’on domine le premier Etang de Carau en contrebas, passer une zone humide juste au dessus d’un rocher rectangulaire et continuer dans la même direction. La pente se redresse à l’approche d’une petite masse rocheuse arrondie que l’on laisse sur la gauche, et les cairns réapparaissent le temps de gravir ce passage plus incliné. Après une petite centaine de mètres, la pente s’adoucit et l’on parvient sur un replat herbeux (2100 m). Suivre le fond du replat, passer à droite d’une petite mare peut-être asséchée, et infléchir sur la gauche pour parvenir immédiatement à un petit col (2105 m), d’où l’on domine d’une quarantaine de mètres le second Etang de Carau. Vers l’ouest, on découvre pour la première fois la silhouette régulière du Pic de la Sabine.

 

2060 m : Second Etang de Carau.

 

Descendre la pente, soit sur la partie gauche pour rejoindre le déversoir de l’étang, soit sur la droite pour rejoindre un peu en amont le ruisseau qui se jette dans l’Etang, et sur la rive droite duquel on voit nettement le sentier qu’il faut rejoindre. Dans ce dernier cas, éviter au mieux les zones humides en ne passant pas trop bas, puis en traversant le ruisseau d’un coup, sans le longer.

 

Une visite à l’étang prouvera qu’eau de montagne ne signifie pas nécessairement eau fraîche, pure et cristalline. Ces étangs peu profonds sont encombrés de plantes aquatiques, mais aussi de millions de têtards, qui, pullulant tout le long des berges, parviennent à en rendre les rives nauséabondes. C’est pourtant cette eau tièdasse que l’on boit si l’on remplit les gourdes au Ruisseau de Carau en aval des étangs l’après-midi. En revanche, l’eau du petit ruisseau que l’on remontera d’ici peu, et qui alimente l’étang supérieur à une cinquantaine de mètres de distance est pure et d’une fraîcheur surprenante en comparaison.

 

Rejoindre vers l’ouest, le sentier qui remonte la rive droite du petit ruisseau alimentant l’étang. Ce ruisselet s’étage en de mutliples petites chutes où il est facile de remplir les gourdes. A peu de distance, on découvre une vaste zone humide, avec sur sa gauche un intime replat, idéal pour un campement, et sur sa droite, une multitude surprenante de sources couvrant tout le fond d’une cuvette. Ces sources insignifiantes, dont l’abondance finit par être prodigieuse avec le nombre, se joignent presqu’immédiatement pour constituer le ruisselet que l’on a longé depuis l’étang, ce qui explique la fraîcheur et la pureté de son eau.

 

Contourner la zone humide au mieux (plutôt par la gauche) pour se retrouver au bas de la première partie escarpée du parcours (il en y aura deux). A partir de ce point, bien qu’une chute soit probablement sans autre conséquence fâcheuse qu’une courte partie de toboggan dans l’herbe, le portage est plutôt déconseillé : les enfants ne devraient plus rien porter sur leur dos et les parents ne devrait porter qu’un sac à dos léger, pour la journée.

 

Grimper librement cette pelouse par des lacets improvisés, en restant plutôt sur la partie gauche au début, afin de profiter des marches terreuses imprimées dans le gispet par le bétail.

 

environ 2250-2300 m : Vallon supérieur.

 

Une fois parvenu en haut de cet escarpement, on se retrouve dans un vallon fermé à l’ouest par le Pic de la Sabine lui-même, que l’on ne perdra plus de vue jusqu’au sommet. Progresser dans le fond du vallon par une vague sente qui part dans la direction du Pic, ou librement dans l’herbe un peu plus à droite. Dans tous les cas, passer à gauche de la longue traînée d’éboulis issus de la grande barre rocheuse verticale qui se dresse sur la droite.

 

En continuant dans la même direction, dépasser cette falaise à peu de distance de sa base, puis parvenir au fond à droite du vallon, au pied de la seconde pelouse escarpée qu’il va falloir franchir. Viser le petit col (2350 m) sur la crête qui domine cette pelouse et gravir en improvisant des lacets tout en restant plutôt sur la partie gauche.

 

2350 m : Petit col donnant accès aux crêtes sommitale.

 

Une fois passé ce col, suivre la large échine arrondie qui se déploie vers le sud-ouest, en choisissant de rester plutôt vers le haut, toujours sous le niveau des amas d’éboulis que l’on voit à droite. En fait, il faut viser en face une sorte de col très mou sur l’arête sud-est du Pic, la plus herbeuse. Le parcours, d’une incroyable facilité, se fait ici sur de l’herbe rase poussant entre d’élégants gravillons blancs : on pourrait se croire en train de déambuler tranquillement dans les allées du parc d’un palais féérique entre ciel et Terre, comme dans le conte Jacques et le haricot magique ! Retomber sur Terre, et poursuivre jusqu’à l’arête sud-est du Pic où la vue se dégage sur la vallée de la Sabine et l’Etang Inférieur de la Sabine. Une fois au col, bifurquer à droite pour remonter cette arête sud-est du pic d’abord librement dans l’herbe, puis, après en avoir trouvé la trace assez nette, par le sentier non cairné qui mène jusqu’au sommet.

 

2561 m : Sommet du Pic de la Sabine.

 

Le Pic de la sabine est un remarquable Belvédère pour les beaux sommets de la crête frontalière avec l’Andorre à peu de distance au sud : le panorama permet de contempler à droite le Pic de Tristagne et le Pic du Port, et à gauche les Pics de La Coume d’Enfer, de la Portaneille, de Ransol, et de Mil-Menut. Mais la vedette va au Pic de Thoumasset et au Pic de Serrère, imposants dans le midi. Au nord, c’est le massif des Trois Seigneurs et du Saint-Barthélemy qui ferment le décor lorsque la plaine n’est pas visible. A l’est le Pic de Tarbesou et le Roc Blanc forment deux beaux jalons. La Pique d’Estats pointe avec difficulté le haut de son crâne derrière les crêtes proches.


Accès au départ :

Depuis la RN20, prendre la direction Aston, Barrage de Laparan, Refuge du Rulhe. Traverser le village d’Aston et emprunter la route du barrage de Laparan sur environ 10 km. Garer la voiture au fond de l’étang de Riète à proximité de la centrale électrique.


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