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Alquezar (660 m) – Asque (637 m) – Passerelles Alquezar

Point d’intérêt / Informations complémentaires / A noter :

  • A 2 heures 30 de la frontière franco-espagnole, le paysage devient sierra de Guara, très méditerranéen. Le village d’Alquezar est classé comme l’un des plus beaux d’Espagne. Surplombant le parc naturel de la Sierra de Guara, ce village médiéval a conservé toute son authenticité. Le village est piétonnier, ce qui permet d’apprécier l’exploration de ses petites ruelles pavées. Et puis n’oubliez pas d’admirer les détails médiévaux des portes à arcades et bâtiments en pierre.

Cet itinéraire relie les villes d’Asque et d’Alquézar. Il propose un itinéraire circulaire parsemant d’intérêts, tels que l’église de Santa Columba et le centre artistique de Guadamacil à Asque, les ponts de Villacantal et de Fuentebaños, les points de vue sur les gorges de Vero et Alquézar ou les vestiges d’un ancien moulin. Le tout encadré par des paysages spectaculaires de ce secteur oriental de la Sierra de Guara. Le circuit complet est réalisé sur la base d’environ 20 km de long, pour une dénivellation d’environ 800 m. Le parcours est parsemé d’éléments intéressants qui évoquent l’utilisation historique de la rivière Vero et l’importance d’Alquézar, carrefour
de communications depuis l’époque médiévale, car son territoire communal conserve 3 ponts historiques. Les profonds canyons
donnent refuge au tichodrome, au vautour fauve, à la crave à bec rouge, à l’aigle royal ou au faucon pèlerin. Le gypaète barbu, véritable joyau du Parc de Guara, survole majestueux les cieux d’Alquézar.

L’inauguration officielle d’une nouvelle section avec 225 mètres de plus de passerelles (ouvertes au public à partir du 05-05-2016), d’un pont et d’un point de vue, a multiplié l’attrait de ce spectaculaire parcours.

A noter que le circuit, si vous décidez de le COMMENCER PAR LES PASSERELLES (comme la plupart des visiteurs), il est payant 3 euros et nécessite le port d’un casque (inutile en général). Ainsi, la suite qui est proposée FINIT par les passerelles (donc circuit gratuit), et les autorités ne vous fournissent pas de casque.

=> Pour ce tronçon uniquement, il s’agit d’un itinéraire sans difficultés notables (roches glissantes par temps humide tout de même), d’environ 1,3 km et d’une durée d’environ 1 heure de remontée.

Les visites possibles dans le village d’Alquezar même.


Météo du jour de la sortie

soleil

Webcam : http://escuelarefugioalquezar.com/fr/


Situation :

La ville médiévale d’ Alquézar (district de Somontano de Barbastro) et ses environs du canyon de la rivière Vero constituent l’une des destinations touristiques les plus attrayantes d’ Aragon. L’ itinéraire qui finit par les passerelles Alquézar est un itinéraire circulaire qui vous permet de pénétrer dans le dernier tronçon du spectaculaire canyon de la rivière Vero et de le parcourir confortablement grâce à un réseau sécurisé d’escaliers et de passerelles partiellement encastrées dans les parois verticales de la gorge.

Alquézar est situé au cœur du parc culturel de la rivière Vero, un espace unique internationalement reconnu pour ses valeurs naturelles et culturelles (paysage, canyoning, art rupestre …).

A voir les randonnées possibles : https://turismosomontano.es/es/que-ver-que-hacer/aventura/senderismo/rutas-en-la-sierra-de-guara


Cartographie :


Texte de la sortie :

Camino Natural del Somontano

. Juste après votre arrivée à Alquézar, un bon conseil est de commencer la visite par le belvédère qui se trouve à l’entrée supérieure d’Alquézar, à côté des deux parkings gratuits. Situés dans la partie la plus élevée, vous aurez des vues exceptionnelles de cette localité. Le Sourire du vent est la première des six sculptures d’art contemporain que vous allez trouver à Alquézar. Il s’agit de la seule en dehors du centre ville.

. Le parcours continue avec une agréable promenade à travers la Calle Pilaseras. Les vues continuent à être spectaculaires. Le chemin passe par d’anciennes terrasses d’olives qui sont devenues un parking gratuit.

De ce lieu, l’ensemble urbain offre une vision pittoresque. La vue spectaculaire de la Collégiale et l’épais ensemble de maisons à ses pieds dessine une demi-lune, comme résultat de sa topographie et du tracé urbain défensif.  Nous mettons toujours l’accent sur les maisons serrées les unes contre les autres, bâties en pierres de taille, de brique et mur de pisé, s’intégrant à merveille avec le paysage sauvage de calcaires et de conglomérats, dont le principal protagoniste est le Canyon du Río Véro.

. Ermitage San Gregorio (684 m). La construction de la fontaine publique de San Gregorio, qui se trouve hors du village, à environ 3,5 km. fut une entreprise prioritaire, car n’ayant pas de rivière, c’était le seul moyen de  fournir les habitants en eau. Depuis sa construction, on y remplissait les cruches, on y abreuvait les animaux, on y lavait de temps en temps les vêtements et l’eau qui restait, était utilisée pour arroser les potagers voisins. Cette fontaine porte le nom de l’ermitage qui se situe à ses côtés. Elle fut construite en 1560 par le maître carrier Joan Bélez, auteur de la fontaine de Morilla.

. On poursuit le long de champos oliviers / amandiers en surplombant le village et en traversant gorges, et même une levada digne de Madere, pour arriver à …

. Las Balsas de Basacol est un endroit calme et idéal pour se détendre et observer la faune et la flore typiques de la région. De plus, nous découvrirons un « escondjuradero », il s’agit d’une petite construction typique des Pyrénées aragonaises qui, du XVIe au XVIIIe siècle, a été construite pour abriter des rituels destinés à cacher les tempêtes, les invasions ou d’autres dangers qui menaçaient les récoltes.

. Juste à côté de l’Esconjuradero, il y a des escaliers qui nous mènent à l’autre radeau, et juste à côté de cet autre radeau, nous descendrons d’autres escaliers qui nous ramèneront à une route en descente, nous devons le suivre. C’est le chemin du ravin de Payuala qui nous ramènera

. Les abris de Quinzans offrent une large gamme de représentations de style schématique, dont le plus riche est dans le Vero (5000-1500 a. J. C.). La dernière partie de l’itinéraire parcourt l’intérieur du canyon de Chimiachas, où une petite caverne conserve une peinture de cerf spectaculaire qui constitue la meilleure représentation de l’Art Levantin (8000-3000 a. J. C.) dans le Parc Culturel de la Rivière Vero.

. Chimiachas : De petites constructions d’aspect troncopyramidal, inspirées des cabanes de bergers traditionnelles de la sierra de Guara, vous aideront à vous orienter sur certains tronçons du chemin qui serpente entre les canyons et les coteaux. Tout au long du parcours, vous trouverez des constructions populaires (anciennes enclos et cabanes de berger), des espaces récemment restaurés, des peintures rupestres (Patrimoine Mondial de l’Humanité).

. Descente environ 150 m jusqu’au Pont de Villacantal (534 m). C’est par ce pont que l’on traversait le Vero sur le chemin qui va du Sobrarbe à Barbastro. Il est situé à la sortie du canyon du Vero, et il contribue par sa présence à la beauté de son environnement, l’un des plus spectaculaire du Somontano. Si vous vous en approchez, vous serez surpris par l’inutile largeur du tablier de ce pont qui reliait l’étroit sentier en pente des deux rives. Sa présence à un endroit aussi difficile d’accès des deux côtés ne se justifie que par l’importance qu’avait Alquézar en tant que croisée des chemins dans le passé. Il présente des particularités qui le différencie des autres ponts du Somontano: une forme coudé en angle, deux travées, l’une en arc légèrement pointue et une autre en plein cintre, une partie du tablier est droite et l’autre est légèrement inclinée, l’absence de garde-corps… Bien que la tradition orale attribue sa construction, comme c’est le cas pour beaucoup d’autres ponts en pierre, aux romains, il s’agit en fait d’une œuvre du XVIe siècle.

Après avoir traversé le pont, nous emprunterons un sentier qui monte sur une partie du Barranco de los Lumos, normalement sec, mais il peut arriver qu’il pleuve, il peut y avoir de l’eau. Au niveau 569 du Ravin des Lumos, nous trouverons une fourche indiquant les directions pour Lecina et Asque, puis pour Asque.

. De cette façon, nous emprunterons une piste qui, en montant, nous mènera à un autre point de vue et à un carrefour: elle se trouve juste au sommet de la colline et constitue un excellent point de vue de 683 m. À partir de ce point, un chemin menant à une grotte abritant des peintures rupestres, un abri à Regacén, se trouve également un petit abri pouvant nous abriter en cas de tempête.

Nous continuons sur la piste sans problème majeur direction Asque. On poursuit sur une route forestière à travers les champs d’oliviers.

. Une fois à Asque 637 m. nous avons la possibilité d’aller à Colungo, nous ne le ferons pas.

. Le pont du diable, dont les fondations s’enfoncent de chaque côté du canyon du Fornocal, fut construit pour relier les villages d’Asque et de Colungo. Son emplacement spectaculaire nous fait penser au risque et à la difficulté que supposait sa construction, et c’est pour cela, que des légendes en attribuent la construction au diable même. D’autres au contraire, racontent que son nom « Pont du Diable » fait référence au fait qu’e celui-ci vint probablement se promener par ici juste à la fin de la construction du pont, laissant ainsi sa trace dans le mortier encore frais. Cette trace ne correspondant ni à un chien, ni à un sanglier, ni à un cerf… Ce devait être celle du diable… Mais était-il parti de Colungo en direction d’Asque ou d’Asque en direction de Colungo ? Il s’agit, certainement, d’une oeuvre d’origine médiévale. Le tablier est plat, de presque 3 mètres de large, et il s’appui sur un arc ogival élevé de petits voussoirs de bonne facture. Le reste de l’œuvre a été maçonnée. L’arc brisé a été ajouté, en effet à l’intérieur de celui-ci se trouvent les restes d’un autre arc, en plein cintre, plus ancien. L’inhabituelle distance du garde-corps par rapport à l’arc s’explique par le fait que les parements furent relevés à plusieurs reprises. Sur les murs de conglomérats calcaires du canyon on peut voir au printemps les spectaculaires tiges fleuries de jusqu’à 60 cm. de la saxifrage des Pyrénées Saxifraga longifolia, qui peut contenir jusqu’à 500 fleurs. La rosette, à la base de laquelle pousse la tige, meurt après sa floraison.

. Pont de Fuendebaños ou pont d’Asque 477 m. le nom de ce pont vient d’une source voisine un peu plus basse.

. Ensuite, le plus joli en guise de récompense, les passerelles jusqu’à … Alquezar.


Accès au départ :

Arrivée à Alquézar en provenance de Huesca (route A-1229) ou de Barbastro (A-1232) et, après avoir garé notre véhicule à l’entrée de la ville, nous nous sommes installés sur la pittoresque Plaza Mayor de Alquézar et avons emprunté la rue qui mène à la collégiale de Santa Maria.


Photothèque de la sortie 2019 :

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Sortie correspondante

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