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Venise – Carnaval : gondoles

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Point d’intérêt / Informations complémentaires / A noter :

La présence des gondoles et autres petites embarcations qui les parcourent achève de compléter la physionomie de Venise : ces gondoles sont des barques longues et effilées, peintes en noir, recourbées à l’avant en forme de col de cygne, surmontées à l’arrière d’une plate-forme d’où le gondolier dirige et pousse l’embarcation avec une seule rame.

L’histoire des gondoles est révélatrice de la vie vénitienne. A l’origine, la gondole était le moyen de transport habituel utilisé par tous les habitants de l’île, des plus modestes aux plus riches.

Histoire des gondoles : Les premières gondoles

Ceux qui ne conduisaient pas eux-mêmes leurs gondoles, la faisaient conduire par un gondolier, leur chauffeur en somme. Chaque gondolier revêtait alors les couleurs de son maître et employeur. On compta jusqu’à 10000 gondoles à Venise, au 16e siècle. Avec le temps, la rivalité des grandes familles aidant, les gondoles et leurs conducteurs se paraient de milles luxes. A un point tel, qu’en 1633, un décret ordonna de fixer au noir, la couleur des gondoles, sans autre décoration, couleur conservées depuis.

Le gondolier se vêtit de noir, des chaussures au chapeau. Il était de toutes les traversées, de tous les rendez-vous, finalement il devint le confident du maître et la corporation des gondoliers devint une « caste » trés fermée.
La gondole de Venise fut célèbre dans toute l’Europe, puisque, par exemple, Louis XIV bénéficiait des services d’une quinzaine de gondoliers… à Versailles.

Désormais, on en compte environ 600. De nos jours, les gondoliers (ils sont environ 400) sont vêtus d’un pantalon noir. Leur chemise peut être blanche ou leur T-shirt rayé de rouge ou bleu sombre. Ils ont délaissé le chapeau de feutre noir, pour un canotier au ruban rouge ou bleu sombre.
Ces canotiers sont tressés de paille extrêmement serrée, et vernis, ce qui leur permet de flotter s’ils venaient à tomber à l’eau et donc de laisser le temps d’être repêchés.

 


Texte de la sortie :

La coque, relevée à l’avant et à l’arrière, est asymétrique : la moitié droite doit être plus étroite que la moitié gauche d’une vingtaine de millimètres.
Cette asymétrie compense la présence d’un seul aviron à tribord et la rend plus maniable et très stable, malgré une longueur de 10 mètres 75.
La proue est ornée d’une pièce en fer à six dents qui symbolise les six quartiers (sestieri) de Venise : Cannareggio, Santa Croce, San Polo, Castello, San Marco ; quant à la dent supérieure, prolongée vers l’arrière par une septième dent, elle représente Dorsoduro et l’île de la Giudecca, réunis en un seul quartier.

Les gondoles n’ont pas toujours été noires ; en effet, à l’origine, leurs propriétaires se ruinaient pour les décorer à qui mieux mieux, dans une débauche de couleurs et de matériaux ; la République vénitienne décréta alors le noir obligatoire pour tous dans les années 1630.
Si les gondoles sont aujourd’hui au nombre de 400, elles étaient plus de 14000 aux XVIIè et XVIIIè siècle.

Les règles de fabrication sont très strictes et cette fabrication peut durer près de six mois, pour un coût de près de 1500€. La coque est en effet composée de trois cents pièces.
De nos jours, il ne reste à Venise que quatre chantiers (squeri) en activité, lesquels fabriquent une dizaine de gondoles par an.

La gondole est fêtée chaque premier dimanche de septembre, lors de la régate historique.


Photothèque de la sortie :

Sortie correspondante

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