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Lexique de montagne (Glaciers)

Cirque glaciaire

Loin des lions et des clowns, un cirque glaciaire est une dépression aux parois abruptes, de forme circulaire ou semi-circulaire. Leur formation dépend de la topographie du site (pente comprise entre 10° et 35°), de l’altitude (supérieure à 1900m d’altitude), de la présence alternée de roche dure et tendre, de l’orientation (formation plus fréquente au Nord), de l’existence de failles.

Crevasses

Une crevasse n’est pas vraiment « le trou dangereux dans lequel on peut tomber ». Elle est avant tout une fente naturelle, étroite et profonde à la surface d’un glacier. Elles sont dues au fait que naturellement, le glacier avance. Les crevasses sont chaque année à l’origine d’accidents. Il est fortement recommandé de partir avec un professionnel et avec un bon kit de secours !

3. Eaux de fonte

Eaux issues de la fonte glaciaire à la saison estivale.

4. Front du glacier

Limite basse du glacier, il marque la limite entre le glacier et l’eau précédant le glacier. Lorsqu’il recule on parle de recul glaciaire. Avec le réchauffement climatique, le recul glaciaire s’est accéléré, mettant en péril l’existence même de certains glaciers.

5. Glacier froid suspendu

Un glacier suspendu est un type de glacier particulier résultant d’une zone d’accumulation, souvent de petite taille, flottant sur les flancs d’une montagne. Vous pourrez avoir la chance d’en observer un si vous partez crapahuter dans le massif de la Vanoise dans les Alpes. C’est là que se trouve le glacier des Grands Couloirs de la Grande Casse.

6. Lac pro-glaciaire

Lac s’étant formé devant le glacier et dont l’eau est issue de l’érosion du glacier. La plupart des grands Lacs alpins sont issus de ce processus de fonte de glacier.

7. Lac supra-glaciaire

Lac se formant à la surface d’un glacier. Sa durée de vie peut varier de plusieurs heures à plusieurs décennies. Il peut donc atteindre plusieurs mètres de largeur et de profondeur. Il est issu de la fonte de la glace en été ou de fortes pluies pendant la mousson.

8. Langue d’ablation

A ne pas confondre avec l’ablation de la langue, qu’on souhaiterait à certains bavards, elle est aussi appelée zone d’ablation. C’est une partie du glacier où la fonte est plus importante que l’accumulation. De ce fait, l’épaisseur du glacier est moins importante à cet endroit.

9. Langue instable

Elle marque l’avancée d’un glacier et prend la forme d’une langue, d’où son nom.

10. Moraine de fond

Accumulation de cailloux, roches et débris naturels sous le glacier.

11. Moraine frontale

Accumulation de cailloux, roches et débris naturels devant le front du glacier.

12. Moraine latérale

Accumulation de cailloux, roches et débris naturels sur le bord du glacier. Vous avez compris le principe de la moraine ? Ne vous inquiétez pas, on vous passera la définition de la moraine médiane et des autres types de moraines, plus rares.

13. Névé / Zone d’accumulation

Partie du glacier qui, sous l’action de gels et dégels successifs, se durcit et forme une plaque de neige persistante et subsiste l’été. Si vous vous êtes déjà demandé pourquoi des plaques de neige étaient encore présentes lors de vos saisons de randonnées estivales, n’hésitez plus à faire le fier et à dire à vos proches que ce sont des névés.

14. Poche d’eau sous-glaciaire

Une poche d’eau se forme lorsqu’il n’existe aucun déversoir pour l’eau. L’eau s’infiltre sous le glacier et avec la pression érosive de l’eau et l’air, elle forme une poche où elle peut s’accumuler. Elle est dite sous-glaciaire lorsqu’elle se situe entre la roche et le glacier. Ces poches constituent un véritable danger. Lorsqu’elles s’agrandissent, leur force de pression est plus importante et peuvent conduire à l’éjection d’une partie du glacier, puis une fois libérée de la couche glaciaire, au déversement brutal de l’eau contenue dans la poche, c’est ce qu’on appelle une lave torrentielle. L’une des plus (tragiquement) connue est celle de la Tête Rousse dont la rupture brutale a entrainé la mort de 175 personnes en 1892.

15. Rimaye

Le glacier est mobile, il avance naturellement. Mais il possède aussi une partie immobile, près de sa paroi rocheuse supérieure. lorsque les deux se détachent, ils forment une crevasse : le rimaye. C’est donc la fente qui sépare la cloison rocheuse supérieure du glacier et le névé ou partie mobile.

16. Roche dure / Roche tendre

Amas de pierres et de minéraux qui forme un matériau solide et fragmenté : la roche. Les roches, bien qu’elles soient solides, ne présentent pas toutes la même dureté. Selon leur degré de dureté, elles peuvent être qualifiées de roches dures ou tendres.

17. Séracs

La glace n’étant pas très élastique, lorsqu’il y a des changements d’inclinaison trop importants, la contrainte est trop forte et des blocs de glaces se forment, ce sont les séracs.

18. Torrent sous-glaciaire

Un torrent est un cours d’eau de montagne à débit irrégulier. Lorsqu’il est sous-glaciaire, il se trouve en dessous d’un glacier. Plusieurs torrents peuvent couler sous un même glacier. C’est notamment le cas au glacier d’Argentières.

19. Vallée en auge

Aussi appelée vallée en U, elle se nomme ainsi du fait de leur forme en U. De la même façon, une auge étant un abreuvoir, souvent en forme de U, dans lequel les animaux mangent, la vallée en auge qualifie simplement une vallée de cet aspect. Elles se rencontrent fréquemment dans les glaciers aux roches dures et homogènes.

20. Verrou

Un verrou glacier est un allongement de la roche qui entraine une surélévation du glacier. Il se forme avec la pression de la glace. Les verrous sont surtout observables dans les petites vallées à structure hétérogène. A l’inverse, on parle d’ombilic lorsqu’il y a un allongement et donc un creusement du glacier.