Chiang Mai : visite des temples

Point d’intérêt / Informations complémentaires :

Berceau du Bouddhisme, l’ancienne ville fortifiée Chiang Mai constitue un vaste paradis pour les amateurs d’histoire et de monuments anciens, surtout si l’on se réfère à l’abondance des temples glorieux qui sont dispersés un peu partout dans la ville.

Actuellement, parmi les monuments majeurs propres à la culture de Chiang mai, on recense pas moins de 300 temples ou Wats, mais parmi tant de bâtiments anciens, il y a ceux qui se démarquent des autres, soit par leur structure un peu particulière, soit par leur histoire.


Situation sur la carte : 

Tout autour de la ville de Chiang Mai.

Quelques vidéos de sculptures d’argent :

 

 


En détail : 

  • Doi Suthep :

un article lui est dédié

 

  • Wat Ton Kwen (Wat Intharawat) :

Carte

Du nom d’un arbre, se trouve à 14 km hors de Chiang Mai. Construit en 1858, il est très apprécié des Thaïlandais et très peu visité par les touristes étrangers. C’est un bel exemple d’architecture classique de style Lanna avec un hall d’ordination (wihaan) en bois d’origine. Le temple est sous la garde du département des beaux-arts thaïlandais. Des travaux de rénovation ont été effectués dans le but de laisser les structures d’origine intactes autant que possible.

-Les rampes du petit escalier qui mène à l’intérieur du vihaan sont en forme de Naga, serpents mythiques. Autour, sur 3 côtés, un pavillon ouvert entoure l’édifice. Ce qui fait le charme de ce temple, c’est notamment sa façade composée de panneaux de bois sculptés richement décorés avec des incrustations de mosaïques colorées.

-Le viharn en bois du Wat Inthrawat : Le viharn simple et petit, mais très élégant, a été construit en 1858 dans le style Lanna avec influence Thai Lü. Il est entouré sur trois côtés par un pavillon ouvert. Les escaliers du viharn contiennent de grands serpents mythologiques Naga de part et d’autre qui gardent l’entrée de la structure. Le viharn a un toit à trois niveaux raide de style Lanna typique avec de grands serpents Naga stylisés sur le dessus des extrémités du toit. Des planches de péniche en bois magnifiquement sculptées décorent les extrémités de chaque étage de toit. La façade du bâtiment est constituée de panneaux de bois sculptés richement décorés. Les sculptures en bois doré, incrustées de mosaïques colorées, montrent des motifs floraux à la manière de Lanna. Les colonnes de chaque côté de l’entrée contiennent également des motifs de fleurs sculptés.

-Le Bouddha principal dans la posture de Mara est placé sur un socle avec des images plus petites en face de lui. La paroi arrière du viharn est décorée de laque rouge dorée. La plupart des peintures murales originales ont malheureusement été repeintes, seule une petite partie est encore visible.

  • Wat Sri Suphan :

Egalement connu comme le temple de l’argent en raison de son impressionnant décor d’argent fabriqué à la main. Le temple est entièrement recouvert d’argent, des murs au toit, et présente des sculptures en argent détaillées de légendes du bouddhisme. Même les statues de Bouddha sont couvertes d’argent. Le Wat Sri Suphan a été construit vers 1500 pour servir de temple principal à un village d’orfèvre. Au fil des ans, certaines parties du temple ont été réparées avec de l’argent provenant du village local. Le processus de recouvrement complet du temple en argent n’a commencé qu’en 2008. L’intérieur du temple est encore plus intéressant avec ses décorations en argent, ses miroirs et ses couleurs vives. Cependant, en raison des anciennes règles bouddhistes, les femmes ne sont pas autorisées à entrer à l’intérieur du temple et doivent rester à l’extérieur.

La région autour de Wat Sri Suphan compte de nombreux petits studios d’argent et vous pouvez voir de vrais artistes travailler dans les jardins du temple. Vous pouvez également acheter ou commander des œuvres d’argent à ces artistes. Les mardi, jeudi et samedi soirs, le temple organise une discussion avec les moines. Les visiteurs peuvent poser des questions sur le bouddhisme et méditer avec les moines.

  • Wat Chedi Luang :

Bien que ruiné par un séisme, le chedi du Wat Chedi Luang est tout à fait majestueux (avec ses 60 m de haut, sur les 90 d’origine, c’est encore le plus haut de Chiang Mai !). Il faut dire que son escalier est gardé par deux monumentaux et effrayants naga. En haut des marches, aux quatre points cardinaux, un bouddha en méditation s’abrite au creux d’une niche, dominant les éléphants cariatides qui entourent la base de l’édifice. Et encore un gigantesque bouddha, le Phra Attharot, du 15e s., à voir dans le wihan.

  • Wat Phra Singh :

Il abrite une statue du Bouddha Phra Singh allongé. Situé à l’intérieur des murs de la ville, il est constitué du wihaahn Lai Kham, du wihaan Luang, du ubosot du Wat Phra Singh et d’un chedi blanc ainsi que du Hor Trai, petit temple librairie. Ce temple bâti en 1345, est un bel exemple de l’architecture Lanna, mais le bâtiment que l’on voit maintenant date du XIXe siècle. A droite, la bibliothèque, délicat édifice en bois refait en 1920 sur d’anciennes fondations. La chapelle (bot) possède des boiseries sculptées et de très belles portes. A l’intérieur, deux bouddhas assis, du style de Chieng Sen. La partie la plus belle et la plus sacrée est le viharn Laikam, petit bâtiment aux très belles proportions où repose le bouddha Phra Singh, qui donne son nom au temple. On ne sait trop quelle est son origine, mais la tête n’est visiblement pas d’époque (probablement volée, elle a dû être remplacée). Les murs sont recouverts de fresques qui évoquent la vie de tous les jours à Lanna il y a plus de cent ans : enfants qui jouent, amoureux dans les buissons, femmes papotant… Les vêtements, les tatouages et les objets usuels donnent une idée assez exacte de cette époque. Ce sont les plus belles de Chiang Mai. Ce temple très vénéré est un des principaux lieux de la fête de Songkran.

  • Wat Chiang Man

On devrait le Wat Chiang Man au fondateur de la cité, le roi Mengraï… ce qui en fait le plus vieux de Chiang Mai (13e s.). Les Thaïs viennent y honorer les deux trésors qu’il renferme : très ancienne statuette de bouddha en cristal de roche, auquel on prête le pouvoir d’apporter la pluie (les habitants de Chiang Mai la promènent tous les ans en procession le 1er avril avant la mousson), et un bouddha marchant du 8e s., cadeau de moines sri-lankais au monarque. Bien sûr, ici encore le travail du bois est remarquable (sanctuaire).

  • Wat Suan Dok :

Peut-être le plus bucolique des temples de Chiang Mai, puisqu’il fut construit au 14e s. dans les jardins du roi Mengraï. Derrière sa haute enceinte, il cache une forêt de chedi blancs, en forme de cloche, comme on en rencontre à Sukhothai, renfermant les cendres de la famille royale. Mais le fleuron du Wat Suan Dok est son bouddha en bronze (dans le petit wihan), datant du 15e s. et réalisé selon les canons artistiques du style Lan Na.

  • Wat jed dot :

Probablement l’un des temples majeurs les moins visités. Jet Yod se traduit par « sept sommets » et se réfère aux sept chedis qui surmontent une structure dans le complexe du temple (à gauche). C’est très inhabituel – pour la Thaïlande – la construction de temples. C’est parce que c’est une copie, en quelque sorte, du temple Mahabodhi à Bodhgaya en Inde. Il a été construit au XVe siècle pour accueillir le huitième conseil bouddhiste mondial. Personne ne semble connaître les résultats du conseil, mais le temple reste. La base rectangulaire de la structure qui abrite les sept chedi abrite une salle peu invitante ressemblant à une grotte, tandis qu’un viharn moderne plus typique se dresse devant le vieux monument. L’extérieur, sur lequel subsistent plusieurs personnages sculptés, présente plus d’intérêt. Bien que de nombreuses parties manquent, vous pouvez toujours voir des chiffres finement détaillés. Le tout est inhabituellement asymétrique, avec les figures d’un côté assis et celles de l’autre debout.


Photothèque.