Alpinisme : le préfet restreint l’accès au Mont-Blanc à cause de la surfréquentation




Indonésie: Le volcan Sinabung crache un énorme nuage de cendres

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Tomasz Mackiewicz : Un esprit libre de l’himalayisme

Le Polonais Tomasz Mackiewicz, 43 ans, le compagnon de cordée de l’alpiniste française Elisabeth Revol, qu’elle a dû abandonner inconscient en Janvier 2018 à plus de 7.000 m d’altitude sur le Nanga Parbat pour sauver sa vie, était « un esprit libre », soulignent ceux qui l’ont connu.

Pour Wojciech Kurtyka, un des plus grands alpinistes polonais, la disparition de Mackiewicz « est celle d’un des hommes les plus libres, les plus indépendants » qu’il ait connus. « Il était hors normes. C’était invraisemblable ce qu’il faisait dans l’himalayisme. (…) C’était un art ».
Malgré une escalade extraordinaire menée de nuit par deux Polonais, qui a permis de sauver la Française, Mackiewicz est resté bloqué sur la « montagne tueuse » (8.125 mètres) dans la partie pakistanaise de l’Himalaya.
« Si nous avions laissé Eli et étions partis chercher Tomek, elle serait morte », a expliqué au quotidien polonais Gazeta Wyborcza Denis Urubko, d’origine kazakhe, qui avec Adam Bielecki est parti à leur secours.
Le Nanga Parbat était une histoire d’amour et de passion pour Tomek.
« Il est en communion, il se passe quelque chose entre lui et cette montagne », expliquait mercredi à l’AFP Elisabeth Revol.
Pour Leszek Cichy, alpiniste de légende polonais, « Mackiewicz voulait appréhender la montagne de la façon la plus humble possible ».
« Il était une personnalité, un homme à part, très surprenant. Bon, chaleureux, ouvert, c’était un homme d’un autre monde, pour lequel les biens matériels ne comptaient pas », déclare à l’AFP Cichy, premier homme à avoir escaladé en hiver, avec Krzysztof Wielicki, le toit du monde, le mont Everest (8.848 mètres).
Avant de s’attaquer aux sommets de l’Himalaya, Mackiewicz, né en 1975, touche le fond dans les années 1990. Adolescent, il plonge dans l’héroïne.
Puis il fait une cure de désintoxication de plus de deux ans dans un centre spécialisé connu pour son régime presque militaire.
Il s’achète un petit bateau avec lequel il sillonne les lacs de Mazurie, dans le nord-est de la Pologne. Puis, sans argent, il part en autostop pour l’Inde. Pendant six mois, il y enseigne l’anglais dans un centre pour enfants lépreux.
Après avoir fait un peu d’escalade et de spéléologie dans sa jeunesse, c’est là où il voit pour la première fois les hautes montagnes.
Il voyage en Irlande, rentre en Pologne et gagne sa vie entre autres en installant des pylônes d’éoliennes.
Avec Marek Klonowski, autre « esprit libre », il part sur le mont Logan, le plus haut sommet du Canada (5.959 mètres).
Pendant six semaines, ils parcourent à pied en plein hiver 250 km par -40°C. Pour cet exploit, ils recevront en 2008 en Pologne un Prix du voyage. Puis Mackiewicz escalade tout seul Khan Tengri (7.010 m) au Kazakhstan. Nanga Parbat réunit à nouveau les deux hommes. L’idée est d’escalader cette montagne en hiver, ce que personne n’avait encore fait. Et puis de « montrer que tout le monde peut rêver, que l’Himalaya est accessible à tous », disait plus tard Klonowski.
« Lorsqu’il arrivait dans les villages au pied de Nanga, tout le monde le connaissait, il s’y sentait comme chez lui », raconte Leszek Cichy. Pour leur première expédition sur Nanga, Mackiewicz et Klonowski partent sans argent, avec des cordes à usage agricole, achetées en solde sur internet.
Ils n’ont ni soutien officiel ni reconnaissance du milieu élitiste des alpinistes polonais, pour qui ils restent longtemps des outsiders. Ils rentrent la tête basse, mais ne renoncent pas.
Lors d’une nouvelle expédition, ils atteignent 7.200 mètres. Au total, Mackiewicz se sera attaqué à Nanga Parbat à sept reprises. La sixième et avant-dernière expédition, avec Elisabeth Revol, provoque chez lui un choc.
Les deux ont peur et rebroussent chemin tant les conditions sont extrêmes. « Eli, c’est impossible », dit-il alors, « Pour la première fois j’ai vu qu’Eli avait peur. Et lorsque tu as peur, la motivation se meurt ».
« Tu as le choix d’aller et voir. Mais c’est de la folie car tu ne veux pas mourir. Qu’est ce qui arrivera à tes enfants? Je suis content d’avoir rebroussé chemin. La vie est belle », racontait-il.
Marié à deux reprises, Mackiewicz avait trois enfants.
« Il voulait vraiment gravir cette montagne. Et il l’a gravie », dit Elisabeth Revol.




Thomas et Alexander Huber

Alexander Huber, né le 30 décembre 1968 à Trostberg en Bavière, est un grimpeur, un alpiniste et un guide de haute montagne allemand.

  • Il devient alors le second grimpeur au monde à réussir une voie d’escalade dans le neuvième degré après son compatriote Wolfgang Güllich.
  • Il se distingue surtout par des performances établies sur les big walls dans le Yosemite, notamment sur une des plus célèbre paroi du monde, El Capitan.

Thomas Huber est un grimpeur, un alpiniste et un guide de haute montagne allemand, né le 18 novembre 1966 à Palling, en Bavière, Allemagne. Frère aîné d’Alexander Huber, avec qui il a réalisé quelques-unes de ses ascensions les plus marquantes, il est surtout réputé pour ses performances dans des conditions extrêmes.

  • Nombreuses escalades en premières en libre ou alors réalisées en speed climbing (en essayant de battre un record de vitesse). Les deux frères réaliseront aux Yosemite
    • Zodiac en 1 h 51 min 34 s,
    • le Nose (en 2007) en 2 h 45 min 45 s.
  • Il obtient la distinction du Piolet d’Or pour la première première de la Voie de Shiva sur le Shivling (6543m)(ainsi qu’Ivan Wolf son coéquipier)

Un livre récent (2018) : A corde tendue à retrouver ici …

http://www.montagnes-magazine.com/actus-livre-corde-tendue




François Labande

François Labande (né en 1941 à Toulon) est un alpiniste et écrivain français, co-fondateur de la section française de l’ONG Mountain Wilderness et auteur de nombreux topo-guides d’alpinisme, de ski de randonnée et de randonnée pédestre ainsi que d’ouvrages de réflexion sur la pratique de l’alpinisme et la protection des grands espaces libres de la montagne.

Il se prend très tôt de passion pour les montagnes de l’Oisans. Mettant à profit sa formation scientifique et sa connaissance des Alpes, il prend, en 1987, la succession de Lucien Devies pour la rédaction des guides Vallot, publiant une sélection de voies du Guide du mont Blanc et une mise à jour du Guide du Haut-Dauphiné.

Membre du Groupe de haute montagne (GHM), il en dirige la revue Cimes. Selon la revue Passion Montagne, François Labande « milite pour une montagne pure, sans artifice et défend une position très claire sur le ski héliporté ou encore les via ferrata ».




Robert Ollivier

La passion montagnarde de Robert Ollivier (né à Pau le 30 mai 1911 et mort en septembre 1997) lui vient d’une escapade à vélo pour aller voir le Tour de France sur le col d’Aubisque. Pendant ces études sur Paris, l’idée lui reste en tête : apprendre la pratique de la montagne. Il abandonne donc le droit et revient en Béarn.

Après la réussite de quelques sommets prestigieux par les voies normales, il se tourne vers les parois abruptes. En 1933, avec Henry Le Breton, Jean Senmartin, Henri Lamathe et François Cazalet, il fonde le Groupe Pyrénéiste de Haute Montagne (GPHM) sur le modèle du GHM (Groupe de Haute Montagne). Ce groupe doit incarner un renouveau du pyrénéisme et réformer la réputation des Pyrénées dans le monde de l’alpinisme. Le comité du GPHM ainsi formé fait la première de la face Sud du pic Bazillac et enchaine sur la troisième ascension du couloir de Gaube.

En 1935, il fait la conquête de la face NO du petit pic d’Ossau, dans un massif qui devient rapidement son fief et son terrain d’expériences, en compagnie de Roger Mailly et François Cazalet. Il fait la conquête de la face Nord-est du petit pic en 1936 et celle de l’éperon Nord-ouest de la pointe de France en 1938.

Il est venu plusieurs fois à Ansabère, sur la grande aiguille, par la voie Cames-Sarthou, notamment avec sa compagne Maïté Cabanne qui fit ainsi la première féminine de cette grande aiguille. Il fit également quelques tentatives sur la face Est de cette grande aiguille. Il a en tout accompli une trentaine de premières dans les Pyrénées, dont une bonne douzaine à l’Ossau, mais a grimpé aussi dans les Alpes.

Robert Ollivier est l’un des premiers guides de haute montagne français diplômés d’État en 1938.

Bon skieur, il est deux fois champion des Pyrénées et se qualifie sept fois pour les championnats de France de ski alpin à Chamonix.

En 1943, il fait partie du comité qui crée l’École nationale de ski et d’alpinisme (ENSA) à Chamonix. Il sera à la tête du GPHM de 1945 à 1950 et secrétaire de la FFM en 1945.

Robert Ollivier va écrire et éditer les célèbres guides de randonnées et d’escalade qui portent son nom, partageant ses découvertes, ses éblouissements. Contrairement à la plupart des grands guides, il ne prend jamais de notes, mais il a une mémoire visuelle prodigieuse. « Je photographie tout dans ma tête, les moindres détails d’une course, y compris ceux des variations saisonnières », dit-il.  Il rédige et illustre (avec l’aide du Père Jean Dehais) des ouvrages sur les Pyrénées, guides et mini-guides répertoriant et décrivant près de 3000 itinéraires de randonnées et escalades, voies d’approche et ascensions classiques, dans les Pyrénées occidentales et centrales, versants nord et sud, sur les grandes heures du pyrénéisme, le ski de randonnée, le ski de fond, le parc national, etc…. Une œuvre jugée par certains « incontournable » pour quiconque découvre le massif.

Les guides Robert Ollivier sont rapidement devenus une référence, et l’auteur a œuvré toute sa vie pour les actualiser et les améliorer. Il sera sollicité par le Club alpin français du Sud-Ouest pour le centenaire de la section afin de relater cent ans de pyrénéisme dans le livre Pyrénées 1876 – 1976 : Les grandes heures du pyrénéisme.